Hommage à Madame Marguerite Lombard.

Il m’était arrivé de la croiser lors de nos réunions au Cercle algérianiste de Nice ou lors de nos voyages pour soutenir notre vérité sur une Algérie, aujourd’hui indépendante, mais qui fut celle de notre cœur et de nos racines jusqu’en 1962 : l’Algérie française.

Femme de mémoire et d’honneur, rien ne la faisait dévier de cet objectif de patriote qui affirmait : « Le temps n’a rien changé pour moi. La page n’est pas tournée », et elle espérait qu’un jour la Métropole reconnaisse ses mensonges sur ce temps du sang, de la mort et de la honte lors des événements de 1954 à 1962.

Marguerite Lombard, née Toussaint, était professeur de grec à Alger et fut un temps secrétaire OAS du colonel Godard. Elle agit tout au long de cette période à partir de 1961 à défendre cette terre qu’elle croyait française à jamais. Arrêtée par les sbires du colonel Debrosse, un officier à la triste réputation qui n’hésitait pas à employer des méthodes dignes des SS nazis pour faire parler sous la torture les patriotes emprisonnés, Marguerite Lombard fut interrogée à la caserne des Tagarins, avant d’être transférée en 1962 d’Alger à Paris.

Impliquée dans les poursuites entreprises contre les membres de l’OAS, elle fut  condamnée à 3 ans de réclusion criminelle dans les prisons de la petite Roquette puis  à Fresnes.

Disparue ce 23 mars 2019 à presque 100 ans, toute la vie de Marguerite Lombard resta vouée à la défense de ce territoire bradé : l’Algérie française.

Si je me permets d’écrire ces lignes, c’est parce qu’elle fut et demeure un exemple de courage et d’honneur pour tous. Une grande patriote de l’Algérie française et sa mémoire, ses actions, sont des exemples pour que nous continuions ce combat pour la vérité de ce temps que de nombreux ingrats ou faux penseurs veulent occulter de la véritable Histoire de France.

Robert Charles PUIG / 04 / 2019

Mis en page le 11/04/2019 par RP